Manifesto
UPHF école de design

Voici le manifeste de UPHF école de design. Pourquoi une nouvelle école de design axée sur l'industrie ? Pourquoi former des designers systémiques et éthique pour l'industrie du 21e siècle. Découvrez notre positionnement sans comparaison en france.
De l’Homo Faber…
De tout temps, l’homme a été industrieux, et c’est même cela qui le définit : Homo Faber, l’homme qui fabrique des outils.
C’est sa capacité à observer le monde, la vie, la matière, et sa capacité à lier les causes aux effets qui s’y expriment qui lui ont permis de les instrumentaliser en produisant des outils, et depuis longtemps de manière industrielle.
On a de fait retrouvé la trace de production massive d’outils de silex dans des lieux abondants en ces minéraux, et pour lesquels on était prêt à faire des centaines de kilomètres pour se fournir.
Du silex aux pyramides, et des pyramides aux centrales nucléaires, il n’y a que quelques pas, même si nous avons marché de plus en plus vite.
… à l’Homo Destructor…
La révolution industrielle du 19ème siècle constitue une accélération sans précédent dans la maitrise de la causalité.
Le développement exponentiel des sciences a autant permis une production de savoirs que d’énergie pour mettre la nature au service des desseins humains, jusqu’à croire d’en devenir les maitres absolus.
Au 20ème siècle, deux guerres mondiales et des millions de morts n’ont pas fait vaciller cet imaginaire démiurgique, et ce siècle a voulu croire, contre des preuves qui s’accumulaient, qu’il n’y avait pas de limites indépassables, et que tout, absolument tout, pouvait être sacrifié à ses projets, sans conséquence.
… vers l’Homo Curator
Le 21ème siècle nous dit - nous crie même – le contraire, que nous avons brutalisé cette planète et tous ceux qui y vivent, et que tous sont en danger, les vivants comme ceux encore à naitre.
Si certains résistent encore à cette réalité, préférant penser que ce n’est qu’une affaire de réglage du système, une part croissante de la population, des dirigeants et des entrepreneurs ont compris qu’il fallait faire autrement, sans pourtant renoncer à améliorer la vie de tous et de chacun.
C’est le grand défi qui est devant nous, celui de continuer le projet des Lumières, en le repensant de manière plus humble : Comment travailler à l’émancipation de chacun, et à l’harmonie sociale ? Comment concilier création de valeur et justice sociale ? Comment continuer à innover sans mettre en péril l’avenir ?
De la nécessité du Design…
Ce grand défi ne pourra être relevé qu’en adoptant une nouvelle culture de collaboration et de transformation, portée par des professionnels conscients de leur responsabilité, et tendue vers un seul objectif : améliorer la vie de tous et de chacun, aujourd’hui et demain. Cette culture de la collaboration, cette culture du projet a un nom : le design.
Et même s’ils n’en sont pas les propriétaires, les designers doivent en être les champions, les garants, les vigies. Il s’agit pour eux, en responsabilité, de contribuer à créer les conditions de nos expériences de vie réussies, qu’elles soient publiques ou privées, intimes ou professionnelles.
Ces conditions sont des objets, des espaces, des signes, des interfaces, des services qui permettent à nos vies de se déployer, au mieux, au meilleur.
…Pour une Industrie réinventée, souveraine et responsable
Les objets sont centraux dans ce travail de conception responsable. Ce sont eux qui portent les fonctionnalités et les services dont nous avons besoin au quotidien, eux qui structurent nos espaces, portent les signes et les interfaces.
Ces objets, il faut les concevoir et produire au plus près de ceux qui les utilisent, dans une industrie souveraine, parce que revenue sur le territoire européen et français, mais aussi dans une industrie responsable, parce que consciente de son impact environnemental et social.
C’est la mission des designers néo-industriels que de participer à la conception, non seulement des objets produits par cette nouvelle industrie, mais aussi des conditions dans lesquelles ils sont fabriqués, maintenus, réparés, recyclé. Ils doivent le faire en prenant en compte toutes les parties prenantes du cycle de vie de ces objets, et pas simplement l’utilisateur final.
Cela nécessite de maitriser la complexité des systèmes, et donc de disposer des cultures, savoirs, méthodes, outils et pratiques pour la lire, cette complexité, et l’exploiter.
C’est toute l’ambition de UPHF école de design que de former ces designers du 21ème siècle : cultivés, créatifs, outillés, systémiques, empathiques et attentifs.
Ce que l’on appelle de grands professionnels.










